Je broie vos têtes

Je broie vos têtes dans la mienne

Pour en faire un affreux mélange

Je braille en vous toute ma haine

Vous étouffer dans l’avalanche

Vos menaces et vos arnaques

Je les crache avec mon sang

Au loin avec vos discours, vos arcs

Transpercent ma peau, mon chant

Si t’aimes pas tu sers à quoi?

Dirigé par l’esprit du moment

Faites-nous rager contre la paix

Si j’avais le courage de deux amants

J’effacerais vos dessins de craie

Je reste assis la pluie viendra

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Slam pour les loups

Si je me retrouve à genoux m’étouffant dans mes sanglots
C’est parce qu’encore une fois l’Homme me brise en morceaux
L’Homme mais davantage le croyant qui se dit savant
Qui prend avantage du plus faible pour se mettre de l’avant
Qui se dit purifié, sanctifié, saint et digne de louange
Mais que son regard te fait sentir comme la pire des vidanges

Si je me retrouve à genoux m’étouffant dans mes sanglots
C’est que la nuit fait rage et que les loups sortent les crocs
Ils rôdent doucement, se cachent dans les forêts sombres
Patients sur leur trône de juge, ils traqueront mon ombre
Mon âme sera leur repas, mon cœur leur dessert
J’ai beau crier, lever mes bras dans les airs
Ils me blesseront, je ne sais pas encore où
C’est l’une des tactiques favorites des loups

Si je me retrouve à genoux m’étouffant dans mes sanglots
C’est qu’entre moi et mon créateur s’installent des barreaux
Lorsque sa parole me tranche sauvagement de travers
Lorsqu’elle est manipulée par ses juges pervers
Ils me l’enfoncent dans la gorge comme un poison
Convaincre, enseigner, étouffer, tout pour avoir raison

Si je me retrouve à genoux à crier de tout mon esprit
 »Eli Eli lama sabachthani »
C’est que je sais que son amour me suffit
Et que malgré les coups de tonnerres dans ma tête
Je sais qu’elle reste ouverte, la seule vraie fenêtre
Celle de l’amour, du pardon, de la paix éternelle
Où tous y trouve sa respiration, même le criminel
Même le pauvre, même l’ignorant et même les loups
Si vous êtes sages, moi je suis faible et fou

Sans croire

Il cherchait le ruisseau
Il a trouvé la rivière
Au fond de ses yeux
Loin des miroirs

Il cherchait le bâteau
Il a trouvé la grande mer
Caché au plus creux
Des grandes histoires

Il cherchait le bouleau
Il a trouvé dans les airs
Un immense vœux
Que tous voulaient voir

Il cherchait sans savoir
Il a trouvé sans croire

Égo de brique

Je voudrais bien être capitaine d’un grand bateau.
Je pourrais aller par toutes les mers, les océans, les îles.
Je déciderais de chacune de mes destinations.
Je jetterais par-dessus bord tous ceux qui ne m’écouteraient pas.
Je finirais probablement seul avec un perroquet ou un petit singe.
Je mangerais des bananes et des ananas pour dessert.
La liberté soufflerait dans mon dos, elle me pousserait vers les courants de la folie.
Je savourerais chaque coucher de soleil que mes yeux pourraient goûter.
Je crierais que je suis libre, j’essayerais dans m’en convaincre.
J’éviterais de penser que je suis pris dans la pire des prisons.
Celle où l’on manque d’air mais pas de nourriture.
Où même les grands échappatoires m’y ramèneraient à quatre pattes.
Moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi, moi.

Carte mémoire

Sous les étoiles de juillet, cœur qui grandit
Te souviens-tu de cette paix? elle nous a fuit
On fonçait vers la forêt, vers l’interdit
Le lendemain, «plus de regret» tu m’as dis

Mais ce soir j’effacerais bien ma carte mémoire
La brûler ou bien la cacher dans une vieille armoire

Et j’ai découvert qu’il y a plus dangereux
Que le nucléaire, les rois et leurs stupides jeux
Sentiments d’éclairs, ils explosent avec le feu
Crient dans l’univers et me laisse un immense creux

Encore cette nuit

Le voir te bouffer le coeur à pleine dents
Alors que moi je suis resté patient
Tu lui as offert sur un plateau d’argent
Pourtant encore cette nuit sur toi j’écris

Peut-être suis-je laid, répugnant
Ne t’ai-je pas aimé correctement?
La réponse est non, peut-être que je mens
Pourtant encore cette nuit pour toi je prie

Dans mon regard, rien n’est violent
Parfois sur mon lit je m’étends
Les images repassent, c’est souffrant
Pourtant encore cette nuit vers toi je fuis

Une phrase que tu m’as écrite me hante vraiment
Elle disait qu’avec moi tu étais toi, simplement
Que la pression du monde tombait dans le vent
Pourtant encore cette nuit, elle te poursuit

Jean serait fier

Le temps n’existe pas. les lunes ne sont qu’apparitions métaphoriques du vieux soleil épuisé de bruler sur nous, sur toi. Flush ta montre, tes regards inquiets, la seule chose qui file c’est ton cœur d’un univers à l’autre, il s’arrête pour pisser sur Saturne et reprend sa route vers la Terre, vers un autre cœur comme le tien. Tu regardes encore l’heure? Mais tu es vraiment un obsédé. Et même si tu meurs ton cœur continuera de voyager, ton cœur se fou de l’heure, de la gravité, des seringues infectés, des perdrix oubliés, il veut seulement rebondir sur le bonheur et atterir sur l’amour ou quelque chose qui sonne comme ça, il connait ça plus que moi.