Refus global

Et j’ai eu la tremblante envie de défoncer de toute ma hargne, la tête de ceux qui éjaculent la Bible comme de la lave. Mes tics s’enchaînent, l’âme irritée au point de non-retour, au point d’être violé par des mots qui ne me sont même plus adressés.

Je les vois piétiner les gais, vomir sur la jeune avortée, avec leurs références bibliques, terroristes des cœurs. Désaltérés par la seule quiétude d’avoir afin écrasé l’autre avec ses vérités de conserves. Je les enfarge de toute ma pensée, de toute ma vengeance accumulée, de tous les sourires que j’ai feintés, de toutes ces prières pour leur plaire. Recevez sincèrement mes plus grandes envolés de colère périmée par la peur que vous ayez raison dans vos œuvres démoniaques.

Non, la terreur n’a pas d’avocat, pas même Christ. C’est le refus global d’accepter la haine déguisée en ange évangélique. Le refus global de rester les mains sur les genoux à me mordre les joues, pendant que les cœurs sont massacrés.

Et si Dieu en veut ainsi, j’en ferai mon pire ennemi.
Mais malheureusement pour votre morale en trophée, semblerait qu’il traîne avec les brisés, les putes, les cokés et les suceurs de pénis. Il traîne où les blessures saignent et où les cœurs sont vrais.

Je refuse globalement de croire en votre dieu.

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Thomas

Je t’entends parfois, crier vers moi. Mais je demeure déçu.
Frustré contre ceux qui t’aime, qui gueule fort ton nom en extase, je suis écœuré.
Ces pasteurs qui lèvent leur doigt sur moi, sur le gay, sur la jeune avortée, sur le sceptique.
J’aimerais croire que tu renverserais des tables sur leurs projets.
Que tu aurais la rage contre eux, qui salissent tes enfants, qui les tuent en triomphe comme des dictateurs.
Ils salissent parce qu’ils veulent leurs empreintes sur tout, leurs photos partout et leurs mains étampés dans le visage des vulnérables. Je te vois plus là dans. Je te vois plus en moi. Je vois juste des vides de toi.
Je suis déçu, je me sens abusé, je sais que c’était pas ton but, que tu voulais l’amour, le vrai, pas celui en porcelaine des matantes ou celui des hippies comme un symbole qu’on se met dans le cou mais l’Amour, l’engagé, l’acharné. J’ai de la misère à faire confiance, à m’engagé dans quoi que ce soit, je suis un cœur déçu.

Thomas c’est mon deuxième nom.

Dans nature

Je croyais avoir perdu ta partition
Mais c’était juste ma confiance
Est encore évachée dans naturedans ma nature
Est encore à fuir en s’ennuyant

Ta parole n’est plus promesse
Quand j’ai peur du rendez-vous
La folie fait bien sa job
Je vais aller m’évaché dans nature

Ma foi en est une de poids plume
Le cul-de-sac dans mes oreilles
M’empêche de reculer dans le bon sens
De me vacciner contre la défaite

Je t’invite quand même
Garde tes souliers, je ferai pas de ménage
On s’évachera dans ma nature
Prépare pas de discours
Ta présence me parle

Vide ou non

Et au fond que le ciel soit vide ou non ne m’importe peu.
J’ai fait la liste des choses pour lesquelles je donnerais ma vie et je l’ai laissé vide.
Vide comme ma tête quand je marche à l’air froid et que le Soleil caresse ma joue.

Le ciel est peut-être vide, ou bien remplit d’un silence, d’un sommeil, je ne le réveillerai pas.

Je marcherai les yeux bien haut à observé la buée qui émane de ma bouche.
Je commencerai à m’étonner des petites choses laissant les grandes aux plus braves.

Je m’étonnerai de la pluie fracassante, je m’étonnerai de toutes ces choses que j’ai prises pour acquises, je m’étonnerai des yeux des gens, des tiens, je m’étonnerai du ciel bleu qui est peut-être vide ou bien remplit d’un silence, d’un sommeil.
Je m’étonnerai de son réveil.

Jeûner du Soleil

Je vais laisser la grêle couper mes lèvres
Subir le vertige de mon vide
Jeûner du Soleil s’il le faut

Ma langue peut bien s’assécher
Le désert sera mon lit
La faim sera mon oreiller

J’attendrai seul sur le bûcher
Que la mer tourne en sang
Que les rochent crient au meurtre

Si tu demandes ma soif
J’enterrerai tous les puits
Je cracherai l’eau de mer

Je ne me gèlerai plus de rien
La souffrance annoncera ton arrivée
Mes soupirs deviendront ma prière

 

Je cherche l’onde de ta voix dans l’espace

Peut-être qu’il existe.

Et qu’il ne se fou pas de nous.

Peut-être que Dieu nous aime vraiment.

Mais quand ce que tu aimes le plus tourne au mal, c’est dure de rester là.

Supporter le chaos.

J’imagine que Dieu nous aime tellement que ça lui fait un mal terrible.

Que pendant qu’on se plante des seringues il se ferme les yeux.

J’aime croire qu’il nous aime à en avoir mal,
à en fracasser des éclairs sur les montagnes,
à pleurer sur nous et même jusqu’à nous fuir.

Ma confiance est faible, viens à mon secours.

Je te laisserai m’aimer.

Singe déçu

Peut-être que je suis pris dans une cage, m’imaginant des rivières infinies dans mes flaques de pisse.

Peut-être que mon cerveau est un dresseur cruel qui me fait courir dans mes quatre coins.

Mais l’idée que de n’être qu’un singe déçu d’être un singe, me déçoit beaucoup trop pour que je l’accepte.